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Insectes nuisibles et ravageurs du potager et du jardin

10 à 20 % pour eux, le reste dans nos assiettes - résister à l'envie de tout supprimer :
Sans eux, les prédateurs naturels ne viendront jamais sans avoir à manger !
Voir les auxiliaires du jardinier >>> à voir aussi : les maladies des légumes et des fruits >>>

Altise - Piéride - Pucerons - Doryphores - Nématodes - Limaces - chrysomèle du romarin - Aleurodes (mouches blanches) et bientôt les autres vraies autres vilaines mouches

 

Qui sont ils ?

Prévention et lutte :

Altiselutte contre les altises
des crucifères

photo : ©Entomart

 

Ordre : Coléoptères
Famille : Chrysomèlidés

C'est un insecte sauteur et rapide.

Aliments de prédilection : sont le chou et les autres crucifères : radis, navets, colza

Symptômes : on le voit, et on note son passage par des petits trous ronds sur les feuilles.

Périodes : Son temps fort se situe en mai juin, par temps chaud et sec.
Un peu d'altises çà va, mais beaucoup, bonjour les dégâts.

Ce sont surtout les semis et les jeunes plants fragiles qui doivent être protégés.

 

Prédateur champion : le crapaud, favorisez sa présence par des petites roches entassées, un point d'eau.

Prévenir et guérir :

On détourne les altises des choux cultivés en plantant des radis ou de la moutarde à sacrifier.
Les plantes compagnes qui éloignent les altises de vos choux seront le trèfle blanc ou la vesce en couvre sol ainsi que la tanaisie.
On protège les jeunes plants et les semis de crucifères en les ombrageant.

On bassine d'eau bien froide le dessus dessous des feuilles tendres le matin et en début d'après midi : nos bestioles n'aiment pas les douches froides.

On les repousse aussi avec de la cendre pulvérisée sur les feuilles et / ou au pied, ou des purins répulsifs d'ail ou de piments sans dilution.
La bouille bordelaise est également efficace, mais elle contient du sulfate de cuivre, à éviter
.

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La piéridepiéride

photo :
©jardin-a-manger

Ordre : Lépidoptères
Famille : Piéridés

Papillon commun de nos jardins, blanc, délicat.
Les oeufs sont allongés en forme de pain de sucre de 1,5 mm de haut, jaune citron et placés côte à côte

Aliments de prédilection : la piéride apprécie les choux, les choux fleurs, les navets et les capucines.

Périodes :
Ce sont les chenilles qui font les dégâts avec deux générations par an : en mai/juin et en août/septembre.

Symptômes :
Le festin préféré : les feuilles externes des choux, il n' en reste parfois plus que les côtes. Les entailles sont de formes irrégulères.

Purin répulsif de tomate, d'épinard, ou de crucifères :

Laissez macérer des feuilles hachées (environ 40 / 50 g pour 1 litre d'eau) pendant 24 à 48 heures *. Filtrer et pulvérisez. Ne conservez pas : refaites du purin selon vos besoins.
* plus il fait chaud et plus la fermentation est rapide

Prédateurs champions : Ses meilleurs prédateurs naturels sont des guêpes, les oiseaux aussi se mettent de la partie y compris les moineaux.
Les araignées, les chrysopes , les coccinelles et les syrphes peuvent s'attaquer à tous les stades de l'insecte.

Prévenir et guérir :
Vous pouvez aussi utiliser des purins répulsifs que vous aurez fabriqués (voir ci-contre) : la piéride évite soigneusement pour pondre les crucifères qui lui semblent "pourries" . Pulvériser 2 fois par semaine dessus dessous des feuilles au premier papillon.
Les plantes compagnes ne paraissent pas faire beaucoup d'effet contre les piérides. Préférons l'installation d'oiseaux et même de guêpes dans nos jardins !

Enfin : n'oublions pas : Il existe un seuil de tolérance (ou d'intolérance) pour tout : en dessous on peut laisser faire la nature, les mésanges ou les moineaux.!

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Le puceron

Puceron noir sur une capucine
Photo : puceron noir sur une capucine
©jardin-a-manger



Photo : Aphidius colemani en train de se régaler
sur aramel.free


Pucerons verts sur rosier
Photo : Pucerons verts sur un rosier
©jardin-a-manger

Ordre : Homoptères
Famille : Aphidés

Tout le monde les connaît !
Il en existe différentes espèces, nombreuses, aux couleurs variées avec une capacité de reproduction étonnante !

Insectes suceurs, les pucerons absorbent le suc des plantes qui finissent par dépérir.
Sur leur miellat des champignons se développent, couvrant la feuille qui devient noire (fumagine).
Privée des fonctions de photosynthèse la plante meurt.

Aliments de prédilection : dépendent du puceron.
Eriosoma lanigerum ou puceron lanigère sur les pommiers et d'autres arbres comme le peuplier

Aphis fabae
ou puceron noir de la fève, l'un des plus affamés, sur vos haricots et petits pois

Macrosiphum euphorbiae
, puceron vert ou rose, que l'on retrouve, affamé sur de nombreuses plantes : betteraves, poivrons, pommes de terre, concombre, rosiers
et d'autres encore...

Périodes :
Les beaux jours des pucerons se situent en automne sur leur plante hôte primaire, un vrai refuge pour passer l'hiver,
et au printemps
les femelles commencent à pondre et s'installer sur leur plante hôte secondaire.
Toutefois certains pucerons sont contents comme çà, et restent sur leur plante toute l'année.

Prédateurs champions :
Il est indispensable dans un potager biologique de favoriser leurs prédateurs naturels : les
coccinelles (miam de 50 à 70 pucerons par jour), certaines punaises qui avalent les larves, les chrysopes, les syrphes, certains hyménoptères comme Aphidius colemani- photo ci-contre -, en installant plantes et haies qui les attirent.
En ce domaine la phacélie attire les syrphes et d'autres auxiliaires,
l'alysse
est délicieuse aux yeux de pleins d'insectes précieux et auxiliaires et ses effets d'étendent à 15 mètres autour d'elle. Il reste à ajouter la menthe et déjà c'est plutôt bien.

Prévenir et guérir :

Lutte mécanique
: sur les plantes solides et bien enracinées et développées projeter de l'eau en jets forts sur les feuilles infectées, recommencer chaque semaine. Sur les plantes plus fragiles, écraser les pucerons à la main avec des gants et rincer les feuilles. ce n'est pas plaisant mais c'est bougrement efficace et bio !

Lutte chimique
: Utiliser des purins insecticides comme le purin d'ortie ou la décoction d'ail (ci-dessous)

......et la pulvérisation d'eau savonneuse ou de décoction de tabac ? Ces deux méthodes sont efficaces, mais aussi à éviter sauf sur les plantes d'intérieurs peut être : Elles tuent largement plus que prévu y compris les auxiliaires, elles ne sont pas exempte de toxicité.
A utiliser avec une ENORME parcimonie.

Décoction fongicide et insecticide d'ail :

Usage : essentiellement fongicide contre le mildiou, l'oïdium et la rouille, mais il débarrasse aussi des pucerons
Hachez 2 à 3 gousses d'ail, jetez le hachis dans litre d'eau bouillante. Couvrez et laissez infuser 12 h. Filtrez et vaporisez recommencez 3 fois à 3 jours d'intervalle.
La préparation ne se conserve pas.

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Le Doryphore

Adulte sur une feuille de pomme de terre


Larve de doryphore
Origine photos : inra.fr

Ordre : Coléoptères
Famille : Chrysomélidés

Je les trouve assez beaux, dommage qu'en grand nombre sur les pommes de terre...

Aliments de prédilection :
Il ne colonise que les solanacées : pommes de terre, aubergines et tomates.

Périodes :
Il apparaît au printemps, à bonne température douce et se met immédiatement à manger les jeunes feuilles, se dépêche de se reproduire, pondre, grossir et vivre, recommencer si possible

avant d'hiberner dans le sol quand le froid est de retour pour eux : fin août / début septembre.

Une fois installé, cet insecte peut avoir jusqu'à deux cycles par an. Une femelle pondra entre 300 et 600 oeufs au cours de l'été....Il se déplace peu et préfère trouver sa nourriture sur place. A plus d'un kilomètre : c'est trop...

 

Prédateurs champions :
ben, y'en a pas.
Le doryphore, malin, est toxique.

Des essais de lutte intégrée ont été faits avec une punaise : Perillus bioculatus, sans qu'ils soient assez concluants.

Prévenir et guérir :
Pour les petites surfaces de nos jardins potagers : la première méthode et la meilleure est le ramassage manuel et la destruction par le feu si possible. Il peut être bon aussi d'arracher les pieds contaminés et de les brûler.

Pratiquer la rotation des cultures.. en éloignant bien dans le temps et l'espace* la culture de vos pommes de terre.
Les doryphores sont de mauvais randonneurs. Éviter d'ameublir le sol en juillet, de butter les plants, époque où les larves s'enfoncent pour se transformer en nymphes.
* à 300 m de distance 50 % des doryphores ne retrouvent pas le nouveau champ..mais il faut déjà avoir 300 mètres..

Enfin, il est possible, mais, vraiment si le problème ne peut pas être autrement traité, d'utiliser le Bacillus thuringiensis (Bt)...dont la toxine tue coléoptères et papillons, même les bons d'ailleurs !
On retrouve l'utilisation de ce bacille autant en agriculture biologique (autorisé) que dans les OGM.
A ce jour, le Bt paraît non toxique pour l'homme....., mais il risque de tuer bien des insectes utiles à l'échelle où il est désormais utilisé. Donc à suivre....
j'aime bien le principe de précaution et la biodiversité et vous ?

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Les Nématodes


Présence de galle sur racines de concombre dues à meloïdogyne incognita - Photo : Inra


Meloïdogyne incognita au microscope

Exemple de kyste au microscope (ici de Heterodera schachtii) , sur une racine de betterave
Photos Université de californie, département : nématodes

Ordres (pour les plantes) :
Tylenchida

et Dorylaimida

Ce sont des petits vers ronds microscopiques, installés dans le sol.
Au potager, sous serre, on rencontre le nématode à galles , du genre meloïdogyne, qui s'attaquent aux racines de la plante. La larve s'insinuent dans la racine et suce la sève.
La plante flétrit, les racines boursouflent de galeries.
Minuscules et dans le sol, on ne perçoit pas leur présence.
Il existe aussi des nématodes à kystes.
Ces derniers sont des "poches" contenant les oeufs de la femelles, visibles à l'oeil nu.

Symptômes :
Ils sont peu spécifiques, apparition de chlorose, dépérissement, petits fruits, bref la plante est chétive.
Seul l'aspect des racines peut vraiment permettre un premier diagnostic.

Aliments de prédilection :
Les nématodes à galles s'attaquent surtout aux concombres, aux courgettes, au melon, aux laitues, aux tomates et aux poivrons.
Les nématodes à kystes préfèrent les pomme de terre, les betteraves.

Risques : les cultures sous serre chaude sont plus vulnérables. Les effets peuvent être restreints la première année, mais augmentent sensiblement si on ne pratique pas la rotation des cultures.

 

Il est possible de lutter biologiquement contre les nématodes. La rotation des cultures freine leur développement. En cas d'attaque, bien retirer toute la plante et sa racine, et brûler.

Prévenir :
Planter des compagnons nématicides entre les rangs, comme l'ail et l'oignon.
Accompagner vos plantations de tagètes (2 pieds de tagètes pour 6 pieds de tomates paraît convenir).
Les pieds de gaillardes et de rudbekia auraient aussi un effet contre les nématodes : mélangeons tagètes, gaillardes et rudbékia pour un potager tout fleuri.

Guérir :
Pour désinfecter le sol semer et enfouir comme engrais verts des oeillets d'inde (tagétes patula) : à semer en lignes en avril, enfouir avant la formation des graines . Le seigle, la moutarde, les choux et le radis fourrager peuvent également être employés dans ce but.
Puis pratiquer impérativement une rotation longue, tenant également compte de la famille d'engrais verts.

Un gentil nématode : çà existe.
Celui ci, n'est pas phytophage (mangeur de plantes) mais avale des limaces. Son nom : Phasmarhabditis hermaphrodita.
Il existe des commercialisation de ce nématode, à utiliser seulement si vos colonies de limaces ne sont plus maîtrisables par leurs autres prédateurs.

Pour la "petite" histoire, la trichinose, une maladie parasitaire des animaux et des humains est causé par un nématode du genre trichinella . C'est pareil avec les ascaris et les oxyures contre lesquels on recommande de manger..de l'ail, bien sûr !

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Les limaces
limaces au potager
Limace rouge (dans un bois)

 

limace des jardins
Limace commune Arion hortensis (?)

Photos : Jardin à manger


 

Image en attente :

Deroceras reticulatum

(loche, limace grise)

 

 

Ordre : Stylommatophores
Familles : arionidés et limacidés

On les déteste ! on les déteste ! (çà fait du bien), mais elle nourrit beaucoup de monde aussi.. demander donc aux hérissons et aux crapauds, eux aiment.

Elles sont de tailles et couleurs différentes selon les espèces.
Les limaces sont plutôt nocturnes et aiment la pluie.
Elles sentent la nourriture, la goûte et si c'est bon : s'installent.
La limace a ses goûts.

Les automnes et hivers doux leur sont particulièrement favorables.

Autres facteurs de risques : sols lourds et argileux, sols peu travaillés, températures de 5 à 20 ° C avec humidité.

Aliments de prédilection :
les feuilles vertes et tendres, les jeunes plantules, bulbes et tubercules. Le tout dévoré en deux cycles nocturnes : 1 ou 2 heures après le coucher du soleil, puis, plus tard, en fin de nuit.

Symptômes :
Des trous entre les nervures,
des grignotages importants au bord
des feuilles, des galeries dans les bulbes.
En complément de l'identification, on trouve les traces brillantes de leur mucus.

Gare aux pesticides : ils tuent les bons prédateurs et si vous les utilisez : mettez les au fond d'une bouteille pour que seules les limaces y mettent leur nez .. mais sachez que la consommation de limaces empoisonnées vont tuer oiseaux, hérissons, insectes utiles et d'autres insectes en voie de disparition!

 

Prédateurs champions :
le hérisson, apportez lui de quoi s'installer chez vous : un coin sauvage, avec feuilles sèches, bois et brindilles pour faire son nid.

Les
grenouilles et crapauds : en plus de leurs concerts vespéraux, ils éliminent aussi d'autres indésirables : une petite mare à grenouilles si vous avez la place quelle chance !
Les oiseaux : régalez vos
merles !

Laissons faire les carabes : ils aiment aussi. Ils sont même de gros prédateurs ! (tiens en plus ils sympatisent avec la phacélie (voir engrais vert) .
Pour leur donner refuge, installez quelques pierres plates légèrement surélevées du sol, à l'ombre et à l'humidité : limaces et avaleurs de limaces seront s'y retrouveront.
Mieux connaître les carabes >

Patience : l'équilibre entre prédateurs
et nuisibles demande du temps. En attendant,
si la menace est supportable, si quelques trous ne gènent pas : supportons

Prévenir et guérir :
Le ramassage manuel : Efficace, s'il est poursuivi avec acharnement. Faites le le soir, quand les limaces sortent, et avec des gants. Il est aussi possible de les retirer avec une cuillère, pour ne pas les toucher.
Autre méthode de chasse : attirez les en disposant, à l'ombre, à l'humidité, planches de bois, tuiles, carreaux.
Passez régulièrement de jour, cette fois, puisqu'elles s'y abritent.

Si ensuite, vous ne désirez pas tuer vos limaces, allez les perdre plus loin, dans un terrain vague, un bois, en tout cas un endroit situé à plus de 7/8 mètres minimum de votre potager.
Les limaces renoncent à parcourir une telle distance et dans leur nouvel habitat peuvent s'installer.

Défavoriser leur implantation : ne pas laisser traîner près du potager ce dont elles raffolent : un bon coin de déchets en décomposition, une vieille planche, des pierres, des tuiles qui conservent l'humidité.
Mettez des "barrières" en entourant les espaces à protéger de sable, cendres ou d'aiguilles de pin - ce qui sera efficace surtout quand il ne pleut pas !

Lutte biologique : En cas d'infestation notable : utiliser Phasmarhabditis hermaphrodita, un nématode qui parasite les limaces (vente en ligne par vpc).

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La chrysomèle du romarin

chrysomèle du romarin
Photo : Jardin à manger

Ordre : Coléoptères
Famille : Chrysomèlidés

(comme le doryphore et les altises)

Aliments de prédilection :
les lamaciées (labiées) en commençant par le romarin et la lavande.

Elle porte le nom de chrysolina americana, bien qu'étant bien de "chez nous".
Venue du sud de l'Europe, elle remonte vers le nord, et atteint le sud du Royaume Uni.
Elle se trouve aussi en Belgique.

Périodes : adultes visibles à à partir du printemps. (ici sur la photo, trouvée avec 3 congénères le 24 février 2008, en région parisienne)
Dernière ponte en fin d'été - début d'automne.

Symptômes : Quelques insectes, cela irait, mais si elles colonisent : les feuilles des pieds de romarin ou de lavande sont dévorées. En cas d'attaque sévère, il ne reste que le squelette ligneux de la plante.

Prédateur champion :
cet insecte n'a pratiquement aucun prédateur.

Prévenir :
La solution consiste en un ramassage manuel, comme pour le doryphore.

Guérir :
En cas d'infestation tailler le romarin en début d'automne, après la ponte et brûler les déchets.

En savoir plus : 2 pages pleines d'humour , de photos à tous les stades du développement sur le site Insectes.net, d'André Lequet


Risques : le réchauffement climatique favorise cet insecte.
En petite quantité, il ne cause que peu de dégâts, mais : à surveiller.


Vous en avez dans votre jardin : venez parler de la crysomèle du romarin sur le forum, pour une meilleure approche de son extension et de ses effets.

 

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Aleurodes

Mouche blanche - aleurode
ou Mouches blanches


aleurode adulte et larve
Adulte et larves probablement trialeurode vapoririorum


Photos : Jardin à manger sur mes sauges !

Ordre : Homoptères
Famille : Aleyrodidés

Un léger nuage de minuscules insectes blancs (taille environ 1 à 1.5 mm) lorsqu'on frôle les feuilles infestées : voilà des aleurodes ou "mouches" blanches. On les rencontre principalement en serres , propices à leur développement. Ils peuvent être également présents à l'extérieur, mais souvent plus faiblement (sur les sauges comme photos ci-contre, la sauge n'a pas trop été ravagée)

Trialeurode vaporariorum et Bemisia tabaci , tout comme les pucerons, sont des insectes piqueurs et suceurs de sève.
Les oeufs sont déposés sur la face inférieure des feuilles, blancs, jaunâtres, puis gris violets. Sur feuilles lisses ces oeufs sont souvent disposés en cercle. Ensuite l'aleurode se développe en passant par 4 stades larvaires. (voir ci contre, larve ovale, collée)

Plus il fait doux, chaud, plus le cycle de développement est court, plusieurs cycles annuels

Aliments de prédilection :
Les plantes de serre, les plantes d'intérieur comme les fuschias, les choux, les tomates, les concombres, les aubergines, les haricots... les sauges, les géraniums

Symptômes :
les feuilles jaunissent, la plante dépérit et s'affaiblit.
La fumagine peut la gagner, le miellat laissé par les aleurodes fournissant le substrat pour cette moisissure. Les mouches blanches transmettent également des virus, comme le Tomato Yellow Leaf Curl Virus (TYLCV).

Période : la mouche blanche est en pleine forme dès qu'il fait assez chaud humide, à partir d'avril/mai et toute l'année en serre chauffée. Elle hiberne en attendant son heure par temps froid.

En savoir plus :
Bien qu'appelé "mouche" blanche, l'aleurode n'en est pas une. Il appartient à l'ordre des homoptères (piqueurs, suceurs) comme les pucerons, les cicadelles, les cochenilles et les cigales.

puceverte Voir des pattes, des ailes, des oeufs , des larves, des pupes d'aleurodes sur aramel.free .

puceverte Une fiche complète, vraiment bien faite sur la lutte contre les aleurodes sur le site du Ministère de l'Alimentation et des Affaires Rurales (Ontario)


Prédateurs champions :
encarsia formosaEncarsia formosa * une minuscule guêpe prédatrice qui s'attaque aux larves, tout comme Eretmocerus eremicus

Des punaises prédatrices apprécient aussi l'aleurode au petit déjeuner comme :
macropholus Macrolophus *.
Elle dégustera aussi pucerons, thrips et autres oeufs de nuisibles.

La chrysope, les araignées, les auxiliaires généralistes entomophages ne dédaigneront pas un détour par la mouche blanche en dessert.

Prévenir :
Réagir et vite aux premiers aleurodes. Inspecter régulièrement le dessous des feuilles (oeufs, larves) et le dessus (adultes).

En serre, installer des pièges jaunes, fabriqués avec vos petits doigts comme suit :
prendre un carton ou plastique d'un jaune bien lumineux couleur jaune pour piège aleurodes, et l'enduire à la glue arboricole.) Suspendre au dessus des plantes et surveiller.

Guérir :
Pas facile. Les aleurodes sont et deviennent résistants aux pesticides chimiques (nous, non...)

En serre : Après avoir constaté la présence de mouches blanches collées à vos pièges jaunes : faire un lâcher d'auxiliaires prédateurs . Anticipez même si vous avez de bonne raison de craindre l'infestation.
Entre deux cultures sous serre bien désherber pour éviter que les les mauvaises herbes servent de réservoir et de plantes hôtes.

A l'extérieur, le lâcher d'auxiliaires est moins contrôlable.
on peut essayer de détruire manuellement les adultes en les aspirant avec un aspirateur , renouveler l'opération tous les 5/6 jours.

De nombreux sites proposent des ventes de pièges jaunes, et des ventes d'auxiliaires contre les aleurodes.
Comparer les prix, les informations données et bien suivre les indications (température, période, quantité au m2)

Pièges jaunes : A utiliser avec modération , plutôt pour surveiller, et en l'absence d'auxiliaires volants patentés qui eux aussi viendraient s'y coller... pauvre petite encarsia

* Source photos : aramel.free.fr

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les autres mouches des légumes

Ordre : Diptères
Famille(s) : selon la mouche concernée

Anthomyia brassicae ou Delia radicum mouche des crucifères (chou, navet, radis, colza..)

Delia platura : mouche des semis

Delia antiqua : mouche de l'oignon et du poireau

Pegomyia sp.
Liriomyza sp ;
Nepticula sp
. mouches mineuses de la rhubarbe, de la scarole frisée, de la tomate, des aubergines..

Psila rosae mouche de la carotte (et aussi du céleri, parfois du persil

Bon à savoir tout de suite si vous plantez des carottes, alternez avec des rangs d'alliacées : poireaux ou oignons !

La mouche de l'une n'aime pas la mouche de l'autre

Punaise verte et punaise terne    
Cicadelles    
Ver gris